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Vous connaissez tous Jeanne d’Arc, personnage emblématique de la vallée de la Loire, grande sauveuse d’Orléans durant la guerre de Cent Ans… Mais que savez-vous exactement d’elle ?
Au-delà de la « Pucelle d’Orléans », on vous propose 5 anecdotes, entre légende et réalité, qui donnent envie de partir sur ses traces à Chinon, Orléans ou encore en Touraine.
Si tout le monde la connaît sous le nom de Jeanne d’Arc, aucun document d’époque ne la désigne ainsi : on trouve plutôt « Johanne », « Jehanne », ou la Pucelle.
Elle déclare que son père se nomme d’Arc, mais dans son village les filles portaient le nom de leur mère, Isabelle de Vouthon dite « Romée », ce qui amène certains historiens à parler de Johannette de Vouthon ou Johannette Romée.
Aucun portrait contemporain incontestable de Jeanne n’est parvenu jusqu’à nous, ce qui laisse libre cours à l’imagination des artistes et des visiteurs.
Les témoignages de ceux qui l’ont connue évoquent une jeune femme aux cheveux coupés courts, portant l’armure et des vêtements masculins, au visage harmonieux, aux cheveux foncés et aux yeux clairs, bien loin des images figées des statues.

En 1429, guidée par ses « voix », Jeanne se rend à Chinon pour rencontrer le dauphin Charles, futur Charles VII, et le conduire au sacre de Reims.
La tradition rapporte qu’elle le reconnaît immédiatement dans la grande salle du château, alors qu’il se cache au milieu de la cour, faisant de Chinon une étape incontournable pour revivre cette scène fondatrice lors d’une visite en vallée de la Loire.
Au cours du procès de Jeanne en 1431, les juges ne sont pas parvenus à prouver que la jeune femme usait de sorcellerie. Elle a finalement été condamnée pour deux raisons :
En effet, le procès-verbal de son jugement précise : « Cette femme, au mépris de la pudeur et de toute vergogne et respect de son sexe, portait, avec une impudence inouïe et monstrueuse, des habits difformes convenant au sexe masculin. »
Les juges s’appuient notamment sur ce verset biblique pour dénoncer ses chausses, pourpoint et cheveux coupés « en rond », : « Une femme ne portera point un habillement d’homme, et un homme ne mettra point des vêtements de femme ; car quiconque fait ces choses est en abomination à l’Éternel, ton Dieu. »
et la déclarer hérétique, conduisant à sa condamnation au bûcher le 30 mai 1431.

Dès 1456, un procès en réhabilitation annule solennellement sa condamnation, ouvrant la voie à un véritable culte qui va crescendo au fil des siècles.
Jeanne d’Arc est béatifiée en 1909 puis canonisée en 1920, devenant l’une des saintes patronnes secondaires de la France, et une figure majeure des commémorations et pèlerinages en vallée de la Loire.
Que ces 5 anecdotes vous inspirent pour préparer votre prochaine escapade sur les pas de Jeanne d’Arc, de Chinon à Orléans, au cœur de la vallée de la Loire !
Article recommandé par : My Loire Valley
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Les documents d’époque mentionnent surtout « Jehanne/Johanne » ou « la Pucelle », et non « Jeanne d’Arc ». Elle déclare que son père se nomme d’Arc, mais dans son village, les filles portaient parfois le nom de leur mère Isabelle de Vouthon dite « Romée », d’où les formes Johannette de Vouthon ou Johannette Romée.
Aucun portrait contemporain incontestable ne nous est parvenu, ce qui laisse la place aux interprétations. Des témoignages d’époque évoquent une jeune femme aux cheveux courts, souvent en armure et en vêtements masculins, avec un visage harmonieux, cheveux foncés et yeux clairs.
En 1429, guidée par ses « voix », Jeanne se rend à Chinon pour rencontrer le dauphin Charles (futur Charles VII) et le conduire au sacre de Reims. La tradition rapporte qu’elle l’identifie immédiatement dans la grande salle du château alors qu’il se dissimulait parmi la cour.
Lors du procès de 1431, les juges ne prouvent pas la sorcellerie. Sa condamnation retient notamment l’affirmation d’entendre des voix et le port d’habits masculins, explicitement visés dans les actes du jugement.
Après sa mort au bûcher, la mémoire de Jeanne évolue : réhabilitée des décennies plus tard puis canonisée au XXe siècle, elle devient une figure spirituelle et nationale majeure souvent appelée sainte patronne de la France.
L’article recommande plusieurs lieux emblématiques, notamment Chinon et Orléans. À Orléans, la Maison de Jeanne d’Arc propose une salle multimédia et un centre de recherche conservant plus de 37 000 documents consacrés à la Pucelle.
Oui. Les Fêtes de Jeanne d’Arc (reconnaissance au Patrimoine culturel immatériel de France) se tiennent traditionnellement du 29 avril au 8 mai, avec chevauchée, cérémonies et animations médiévales.
Outre Orléans, on peut évoquer des étapes de campagne dans le Loiret et aux alentours (ex. Meung‑sur‑Loire, délivrée en juin 1429), qui organisent régulièrement des animations historiques autour de Jeanne.