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À Dordives, dans le Loiret , L’Atelier du Bourrelier perpétue l’excellence française du travail du cuir. Sellerie, maroquinerie, prototypage et restauration haut de gamme : cet atelier artisanal, fournisseur officiel de la Garde Républicaine depuis 1997, façonne des pièces uniques pour les professionnels, les passionnés d’équitation et les particuliers !
Avant de pousser la porte de l’atelier, il faut d’abord comprendre le mot. Un bourrelier c’est l’artisan du cuir de campagne, celui qui réparait les selles, les harnais, les voitures d’attelage, les chaussures et tout ce qui, de près ou de loin, touchait au cuir. Là où le sellier (son cousin urbain) se spécialisait sur les selles, le bourrelier était un couteau suisse du cuir : à l’époque de la guerre et de l’après-guerre, il y en avait trois ou quatre par village.
Et aujourd’hui ? Le métier a presque entièrement disparu. Il a engendré des dizaines de professions que nous connaissons tous : cordonnier, sellier, maroquinier, garnisseur, tapissier, mais lui-même s’est évaporé dans les plis de l’histoire industrielle.
C’est précisément pour ne pas laisser cette transmission s’interrompre que Michel Boissière et Alain Demay ont fondé l’Atelier du Bourrelier en 1997, lors de la fermeture de l’École de l’État Major de Fontainebleau, lieu de formation de générations entières d’artisans du cuir.
Dès sa création, l’atelier a remporté un contrat reflétant son niveau d’exigence : la Garde Républicaine. Les chevaux de la police nationale, leurs selles, leurs harnais, c’est l’Atelier du Bourrelier qui s’en occupe. Un contrat renouvelé tous les quatre ans, qui fêtera l’année prochaine ses 30 ans de fidélité !
Ce n’est pas un détail, c’est une signature. Pour une entreprise installée à Dordives, c’est aussi une fierté d’être profondément ancrée dans le territoire.

Quand Michel Boissière a décidé de prendre sa retraite bien méritée, il fallait trouver quelqu’un qui comprenne l’ADN de l’atelier, la rigueur du geste, la diversité des projets, la culture du sur-mesure.
C’est Lisa Ménière, arrivée en 2024 avec un bagage solide dans le monde du cuir, qui prendra finalement le relais de la direction. Lisa vendait des selles d’équitation sur la côte ouest américaine, en Californie et portait depuis longtemps l’envie de rentrer en France pour passer « du côté production ».
Son coup de cœur pour l’atelier a été immédiat. Depuis sa reprise, Lisa a imprimé sa marque sans effacer celle de ses précédentes.
« J’ai voulu garder tous les processus anciens de production de A à Z. Ici, chaque artisan prend en charge un projet du début à la fin , le choix du cuir, la découpe, l’assemblage, la couture, les finitions. » Lisa Ménière




Pour accompagner cette vision, elle a investi massivement en équipements : une machine de découpe à commande numérique, une machine laser pour le marquage sur cuir, la mise à jour et le doublement du parc de machines à coudre (tout en conservant les anciennes).
Voilà ce qui rend l’Atelier du Bourrelier si unique dans le paysage artisanal ligérien : l’étendue de ses savoir-faire. Entre 5 et 10 projets y arrivent chaque jour !
Un projet marquant ? : un jour, une magicienne est arrivée avec de vieilles malles de médecin dans lesquelles elle transportait ses perroquets. L’atelier les a entièrement refaites, c’est une création très atypique !
Une demande originale ? : une commande est arrivée pour un mokuso : un éventail cérémoniel en bois offert au plus haut gradé mondial du shinkendo (art martial japonais de manipulation du sabre). Deux semaines de travail pour obtenir une pièce absolument unique.
Il y a quelque chose de profondément fort dans ce que porte l’Atelier du Bourrelier. À rebours de la fast-fashion, de l’obsolescence programmée et du modèle par abonnement, Lisa défend une autre équation :
« Ça coûte cher d’être pauvre. » Le produit le moins cher n’est pas toujours le plus économique. Quand il faut réparer, remplacer ou racheter régulièrement, la facture finit par être bien plus élevée qu’un achat de qualité qui dure dans le temps.
Une ceinture bien faite, ça dure vingt ans. Une selle de qualité, trente ou quarante ans. Un fauteuil club restauré dans les règles de l’art, plusieurs générations. C’est cette vision que l’atelier transmet à ses clients, souvent surpris par les tarifs au devis, mais toujours conquis à la livraison.

L’engagement RSE de l’atelier se traduit dans les gestes du quotidien.
Depuis deux mois, une nouvelle offre a vu le jour : les goodies en cuir. Une réponse artisanale et locale aux goodies venus d’Asie et fabriqués en plastique.
« Pourquoi offrir un porte-clés en plastique importé quand on peut en avoir un en cuir, fait ici, avec des matières qui auraient été jetées ? »
Lorsqu’un client arrive avec un projet de création unique, l’atelier prend le temps. Plusieurs rendez-vous, des échantillons de matières, des tests de couture, des choix de boucles et de fils. Une offre de prototypage en deux versions a été formalisée pour ne pas noyer le client dans les options : l’une orientée esthétique, l’autre orientée praticité.
Faire appel à l’Atelier du Bourrelier, c’est choisir bien plus qu’un simple prestataire ! C’est s’entourer d’artisans passionnés qui placent la qualité, le savoir-faire et l’exigence au cœur de chaque projet.

Fournisseur Garde Républicaine
Fabrication, et réparation d’objets en cuir
Spécialiste sellerie véhicule
Made in France
Site : www.atelierdubourrelier.com
Mail : contact @ atelierdubourrelier.com
Adresse : 3 Rue Albéric Clément, 45680 Dordives
Tél. : 02 38 92 73 85
Article recommandé par : Crédit Agricole Centre Loire
Crédits photos :
© L’Atelier du Bourrelier